La couverture n'est pas un réflexe binaire « tout ou rien ». C'est un curseur. La vraie question n'est pas « faut-il se couvrir ? » mais « quelle part de mon exposition vaut la peine d'être couverte ? ».
Couvrir a un coût
Fixer un cours à l'avance a un prix — le coût de portage — et fige une décision : si le marché évolue en votre faveur, vous n'en profitez pas. Se couvrir, c'est acheter de la certitude contre un peu de potentiel. Tout couvrir, systématiquement, peut revenir à payer cher une assurance dont vous n'aviez pas besoin.
Exposition nette : ne couvrir que le risque réel
Avant de couvrir, mesurez votre exposition nette: si vous encaissez aussi des devises (export) en plus d'en payer (import), une partie se compense naturellement. Inutile de couvrir un risque que votre propre activité annule déjà. On ne couvre que le solde réellement exposé.
Couverture partielle : un curseur
Beaucoup d'entreprises couvrent une partde leur exposition — par exemple la portion la plus certaine de leurs flux — et laissent le reste ouvert. Plus le flux est certain et l'échéance lointaine, plus la couverture se justifie ; plus il est incertain, plus il est raisonnable de garder de la souplesse.
Une règle simple pour commencer
Couvrez d'abord ce qui est engagé et daté (une commande signée, un paiement ferme), gardez ouvert ce qui est probable mais incertain, et révisez à chaque nouvelle échéance. MIZAN Fx vous aide à chiffrer le coût de chaque option pour que l'arbitrage soit éclairé, pas subi.